Pour la deuxième année consécutive, Carbon Waters a participé à la Paris Space Week ayant réunis près de 1 000 participants en ligne. L’hypothèse se confirme : par ses propriétés uniques, le graphène se prête à la conquête spatiale.

1 000 participants, 40 conférences, 9 000 rendez-vous qualifiés… Malgré la crise, le salon Paris Space Week a fait carton plein, démontrant la volonté des différents acteurs d’innover et aller de l’avant. La manifestation, qui s’est déroulée en version digitale les 9 et 10 mars dernier, a rassemblé les grands groupes de l’aéronautique, du spatial et de la Défense ainsi que des institutionnels, autour des prochains défis posés par la conquête de l’espace. Carbon Waters a profité de cet événement pour rencontrer les grands donneurs d’ordre et leur présenter les performances multiples du graphène. Car aussi petites soient-elles, ces nano-particules pourraient jouer un rôle majeur dans les années à venir.

Recycler les fusées…

Capable de résister à de fortes contraintes physiques et thermiques, le graphène apporte une réponse concrète à la miniaturisation des composants électroniques, toujours plus puissants. « Non seulement il facilite l’évacuation des excès de chaleur mais il assure également une meilleure diffusion de la température, » détaille Charlotte Gallois. Utilisé en additif *, il augmente la durée de vie des matériaux en renforçant leur résistance dans des environnements souvent sévères, sans toutefois les alourdir. Un « super pouvoir » qui répond en tout point au projet de plusieurs acteurs tels que Space X ou le CNES. Ces derniers souhaitent en effet développer des capsules et composants réutilisables. « Cela nécessite des matériaux à la fois légers et ultra résistants à la corrosion, à la chaleur, aux chocs », observe Charlotte Gallois. Actuellement en phase de tests, un premix époxy/graphène devrait apporter une solution à l’amélioration des performances mécaniques et thermiques des matériaux…

* dans les peintures, les vernis, les polymères et composites

Raymond Michel, 63 ans, est entré au comité exécutif de Carbon Waters en décembre dernier. S’il participe à l’organisation stratégique de la jeune startup, cet ancien ingénieur conseille aussi l’équipe chargée de concevoir le pilote de production. Portrait d’un mentor officiellement à la retraite, mais qui a gardé le goût de la transmission.

Vous affichez une longue carrière d’abord dans le secteur de la pétrochimie, puis dans les parfums en Suisse…

Raymond Michel : Diplômé de l’Insead, j’ai travaillé pendant 22 ans dans les branches Chimie d’Elf Atochem puis Total, avant d’intégrer Firmenich, leader mondial de parfums et arômes à Genève. J’y suis resté 16 ans, et je gérais toute la partie industrielle et opérations de procédés pour la division Ingrédients au niveau mondial. J’ai supervisé la construction de 8 usines dans le monde – en Inde, Amérique du Sud, Chine, France et Brésil. Un vrai défi industriel, technologique… et humain !

Qu’avez-vous appris en dirigeant des équipes à la fois pluridisciplinaires et pluriculturelles ?

RM : J’aime travailler en équipe, car c’est ensemble que nous pouvons transformer durablement les organisations et accompagner le changement. Cela demande un vrai sens de la pédagogie. A l’étranger, il faut savoir accepter les différences culturelles, tout en restant inflexible sur les valeurs et les standards de qualité, qui doivent être partagés par tous et partout. Je me souviens de la construction de l’usine en Inde, pour laquelle nous avions recruté des ouvriers locaux. Sur le chantier, des enfants marchaient pieds nus et des femmes en saris portaient de lourdes bassines en béton pour aider leurs maris. J’ai dû expliquer avec fermeté que l’on construisait une usine Firmenich en Inde, et non pas une usine indienne chez Firmenich !

Vous êtes à la retraite depuis septembre 2020. Pourquoi vous investir dans une startup comme Carbon Waters ?

RM : Je fonctionne beaucoup à l’affect, et j’avais envie de transmettre mon expertise en matière de concept industriel et de process de production. Carbon Waters est une startup agile, porteuse d’innovation, qui fait face aujourd’hui à des défis de croissance. J’ai à cœur de l’aider à se développer, grandir et conquérir de nouveaux marchés. C’est un nouveau défi, très stimulant intellectuellement.

Quel est votre rôle au sein de Carbon Waters ?

RM : Je viens d’intégrer le Board, et je participe aux grands choix stratégiques et organisationnels de la startup. En parallèle, je donne quelques heures de mon temps afin d’aider les équipes à concevoir l’unité de production. C’est un tandem gagnant-gagnant car chacun profite de l’expertise de l’autre. Les ingénieurs maîtrisent parfaitement le produit, et de mon côté, je sais designer un concept industriel et le mettre en production. Je vis donc une retraite active, entre Arcachon et Mérignac, famille et travail d’équipe, kitesurf et nano-particules…

À ce jour, des recommandations autour de la caractérisation du graphène existent, en prévision d’une normalisation mondiale.

La qualité du graphène : un facteur clé

Bien que la plupart des entreprises productrices de graphène présentent des données techniques, les études sont difficilement comparables entre elles et il est impossible de savoir si les mesures sont réalisées de manière systématique.

Cela induit un manque de transparence certain quant au niveau de qualité et de prix pratiqué par les producteurs de graphène. Il est ainsi très complexe pour un potentiel utilisateur d’identifier un fournisseur de graphène sérieux.

Une recherche menée par l’Université Nationale de Singapour (NUS) a proposé un protocole d’analyse et de comparaison, basé sur l’étude de la qualité du graphène de 60 fabricants. Résultats : le graphène est généralement de faible qualité et non optimal pour de nombreuses applications.

Cette étude tend à montrer que la plupart des fabricants produisent des microplaquettes de graphite et non du graphène. Plusieurs initiatives locales ont pris forme afin de développer des programmes de vérification de la qualité du graphène. En Europe, ces travaux sont menés en coopération avec le LNE, l’INERIS ou la NPL.

Contrôle qualité

Spectroscopie Ultraviolet-visible (UV-Visible)

En absorbant seulement 2 % de la lumière visible, une couche de graphène est transparente pour l’œil humain.

Le graphène absorbe cependant à une longueur d’onde très caractéristique dans la gamme des ultraviolets. Il est bien décrit dans la littérature que le graphène pur présente un pic d’absorbance caractéristique à 269 nm. Ce pic peut être attribué aux transitions π -> π* des liaisons aromatiques C.

L’oxyde de graphène, quant à lui, présente de nombreux défauts et groupes fonctionnels qui interrompent la continuité électronique au sein de la structure en nid d’abeille.

UV-visible spectroscopy of graphene

Par conséquent, plus d’énergie est nécessaire pour la transition π -> vπ* des liaisons aromatiques C, ce qui explique pourquoi le pic d’absorption est déplacé vers des longueurs d’onde plus courtes.

L’épaulement présent à 300 nm est décrit dans la littérature comme des transitions n -> π* des groupes carbonyles typiques de l’oxyde de graphène.

La spectroscopie UV-Visible est un outil très simple pour avoir une première idée de la qualité d’une dispersion de graphène et pour étudier la stabilité de la dispersion dans le temps.

Spectroscopie Raman

La spectroscopie Raman est la technique principale à prendre en compte pour évaluer la qualité du graphène.

Depuis la découverte du graphène en 2004, de nombreux groupes de recherche s’efforcent de déchiffrer son spectre Raman afin d’extraire l’intégralité des informations disponibles. Une tâche difficile qui nécessite une réelle expertise pour interpréter correctement les données.

Plus simplement, les trois modes principaux (voir ci-dessous) fournissent déjà de nombreuses informations sur la qualité du matériau. En général, les ratios d’intensité et les largeurs à mi-hauteur (FMWH) permettent d’obtenir les informations nécessaires pour évaluer la qualité du graphène.

Raman spectroscopy of graphene
  • Le mode G est la référence de toute comparaison car il représente la structure en nid d’abeille du graphène.
  • Le mode D est sensible aux défauts et aux groupes fonctionnels.
  • Le mode 2D est très sensible à l’épaisseur du graphène.

Le spectre Raman de l’oxyde de graphène (GO) est clairement différent de celui du graphène, en raison de la présence de nombreux groupes fonctionnels.

Les applications du graphène

Il est important de rappeler que l’efficacité du graphène dans différentes applications dépend directement de sa structure et de ses propriétés, comme le montre le schéma ci-dessus.

Les applications du graphène
Source: the Graphene Council

Bonjour à tous !

Aujourd’hui je vous présente un incontournable : le bouillon d’oignon, condiment indispensable pour relever la saveur de nombreuses recettes.

Le graphène est un additif qui, s’il est bien pelé, s’utilise avec parcimonie dans le but de relever les performances mécaniques, thermiques, barrières ou encore électriques de nombreux matériaux tels les polymères, composites, huiles, bétons etc…

Mais comment passer d’un matériau brut comme le graphite à du graphène stable dans l’eau ?

Voici notre recette pour obtenir un délicieux bouillon de graphène bien pelé.

Tout d’abord les ingrédients : Il vous faut du graphite de bonne qualité, du sel et de l’eau. Et c’est tout !
Ce sont les ions libérés par le sel qui permettent de stabiliser le graphène. Sans cela, les couches de graphène tendent à se réagréger, perdant ainsi toute saveur.

Etape cruciale : la Préparation : salez le graphite et remuez jusqu’à obtenir une jolie couleur dorée. Ajoutez ensuite une bonne rasade de solvant et laisser agir pour bien séparer les couches de graphène. Enfin passez ce bouillon au tamis afin d’éliminer les éventuels grumeaux restants.

Pour finir : la cuisson : laissez mitonner à feu doux afin d’éliminer le surplus de solvant et ainsi développer tout le bouquet du graphène pour obtenir la fameuse Eau de Graphène. Celle-ci garde toute sa saveur plus de 6 mois, même conservée à température ambiante.

Et voilà ! Vous avez le condiment parfait qui ne manquera pas de relever les performances de vos matériaux. Chez Carbon Waters nous en mettons partout et nous nous régalons !

Alors n’hésitez plus ! c’est une innovation à consommer sans modération !

Fabriqué à partir de graphène pré-formulé, le Masterbatch anti-corrosion de Carbon Waters arrive sur le marché des professionnels du bâtiment et de l’industrie en 2021. Cette solution, qui a reçu le soutien du ministère de la Recherche et d’un programme européen, se veut avant tout respectueuse de l’homme et de la nature. Explications d’Alban Chesneau, CEO de Carbon Waters.

Après 2 ans de Recherche & Développement, Carbon Waters lance sur le marché son premier Masterbatch anticorrosion. Fabriqué à Pessac (33), à partir de graphène pré-formulé, ce concentré offre une solution durable et performante aux professionnels du bâtiment et de l’industrie. « La majorité des produits anticorrosion sur le marché sont fabriqués à base de zinc. Un métal peu stable dans l’eau, et qui s’avère hautement toxique pour la faune aquatique, explique Alban Chesneau, CEO. Contrairement aux formulations traditionnelles, notre produit se veut respectueux de l’homme et de l’environnement. Il ne contient aucun solvant organique, aucun additif et reste stable pendant plusieurs mois à température ambiante. »

Une supply chain proche et résiliente

Autre avantage majeur : le graphite utilisé par Carbon Waters provient d’Allemagne, et il est fabriqué de façon synthétique, afin de préserver les ressources naturelles en graphite. « C’est un véritable atout, car les formulations à base de zinc dépendent en majeure partie de l’Asie, qui détient 60 % des gisements. Or, la crise sanitaire a révélé toutes les failles de cette forte dépendance, en termes d’approvisionnements ou de fabrication, estime Alban Chesneau. Plus que jamais, il est important de disposer d’une supply chain plus proche et plus résiliente. »

1 à 5 tonnes par mois à l’horizon 2024

Pour l’heure, deux fabricants de peintures industrielles testent cette nouvelle solution et plus d’une dizaine d’autres entrent en phase de tests de nos produits au premier trimestre 2021. De plus, des pourparlers sont en cours avec les secteurs ferroviaire, maritime et aéronautique. « Dans ces domaines, les exigences demeurent très poussées, et nous travaillons en collaboration avec différents départements R&D afin d’améliorer, encore et toujours, les performances de notre procédé. ». En parallèle et afin d’être un leader de l’éco-conception dans les nanomatériaux, une analyse du cycle de vie ainsi qu’une étude de recyclabilité seront menées. Une première mondiale pour un produit à base de graphène.

Pour cette première année, Carbon Waters table sur une capacité de production de 20 litres/mois, puis entend monter en puissance, avec un objectif de 1 tonne/mois, d’ici à 3 ans. Pour cela, des investissements importants vont être réalisés au cours de cette année.

Bonjour à tous !

Aujourd’hui je vous présente la recette du sirop de menthe maison, si rafraichissant, surtout s’il est agrémenté de la petite touche de Mamie.

Les liquides de refroidissement sont utilisés dans de nombreux équipements, dans le moteur de votre voiture, comme dans celui des avions d’ailleurs, ou encore dans les serveurs nous permettant par exemple de regarder nos séries préférées. Et bien ces liquides préviennent les échauffements et l’apparition de points chauds endommageant ces équipements qui nous rendent bien des services.

Souvent, ces liquides sont des huiles, généralement additivées dans le but d’optimiser différentes propriétés selon l’application visée. Mais comme toujours, il y a des limites et notamment concernant les performances thermiques de ces huiles.

Voici notre recette, toute simple, mais si efficace pour éviter les « coups de chaud » !

Tout d’abord les ingrédients : il vous faut une huile, minérale par exemple, probablement déjà additivée selon l’application à laquelle vous la destinez et une dispersion organique de graphène.

Il est important de s’assurer au préalable que l’huile et la dispersion de graphène sont compatibles. La sélection des ingrédients est donc primordiale !

Étape cruciale : la préparation : il faut bien mélanger l’huile et le graphène dans les bonnes proportions et faire en sorte que ce dernier reste bien dispersé tout en garantissant une bonne stabilité.

Enfin, la cuisson : cette dernière étape consiste à porter à ébullition la préparation afin d’obtenir la concentration parfaite !

Chaud devant, c’est froid !

En effet, bien cuisinée, cette recette d’huile enrichie en graphène permet d’augmenter significativement sa dissipation thermique et améliore d’autant sa capacité de refroidissement.

Alors n’hésitez plus ! c’est une innovation à consommer sans modération !

Il a déjà été établi que le graphène peut augmenter de manière significative les propriétés les plus importantes des chaussures, telles que l’adhérence, la légèreté ou l’élasticité.

Les équipementiers sportifs, avides d’innovation, se sont rapidement intéressés au graphène pour sa capacité à améliorer les performances de divers équipements sportifs.

Pourquoi Head utilise le graphène ?

Head est l’un des principaux équipementiers sportifs au monde. L’industrie des articles de sport a toujours été une arène où la concurrence est rude. C’est pourquoi Head excelle en permanence dans l’innovation afin de conserver sa place parmi les meilleurs.

Il n’est donc pas surprenant que Head ait commencé à développer des produits à base de graphène en 2013. Ils ont ainsi été les premiers fabricants d’articles de sport à travailler avec ce nouveau matériau.

Cette initiative est d’autant plus remarquable que trois ans seulement se sont écoulés depuis qu’Andre Geim et Konstantin Novoselov ont reçu le prix Nobel de physique pour leur découverte.

Afin de lancer son premier article contenant du graphène sur le marché, Head a collaboré avec Graphene-XT pour développer la prochaine génération de raquettes de tennis.

Graphene-XT est un producteur de graphène qui utilise un processus d’exfoliation mécanique pour obtenir une poudre de nanoplaquettes de graphène (GNP).

Des tests comparatifs réalisés par Head ont montré que leur raquette de tennis enrichie en graphène est jusqu’à 30 % plus résistante mécaniquement et jusqu’à 20 % plus légère.

Conséquences ? Laissons Novak Djokovic nous en parler :

De la raquette aux skis

Cette nouvelle raquette de tennis Head, très performante, est basée sur le graphène et sur un matériau composite à base de fibres de carbone arrangées et imprégnées d’une résine époxy.

Cependant, il est difficile d’attribuer l’augmentation de ces performances au graphène seul. (Source : Robert J. Young, The microstructure of a graphene-reinforced tennis racket).

Head est un pionnier de l’innovation, c’est pourquoi l’entreprise ne s’est pas arrêtée là : l’étape suivante consistait à fabriquer des skis enrichis en graphène.

Les attentes en matière d’équipements sportifs haute performance ne sont pas les mêmes pour le ski que pour le tennis. Ici, l’accent est mis sur une plus grande flexibilité, une meilleure sensation de glisse, une plus grande légèreté et une meilleure adhérence.

Head a développé plusieurs modèles de skis intégrant du graphène afin de répondre à ces différents besoins. Tous leurs skis sont composés d’un certain nombre de couches différentes. Le graphène est souvent pris en sandwich entre deux couches de fibres de verre.

Ces dernières années, de plus en plus d’articles de sport enrichis en graphène sont apparus sur le marché. Il suffit de jeter un coup d’œil aux balles de golf Callway. Ces différents exemples ont un point commun : ils utilisent tous une forme de graphène.

Comment le graphène peut-il améliorer autant de matériaux ?

Le fait que le graphène se présente sous la forme d’un additif facilite son utilisation et son intégration dans différents matériaux. Il est en effet très simple de l’intégrer dans des matériaux composites, tels que la résine époxy, les fibres de carbone ou le verre, ou dans différents caoutchoucs comme le latex.

Par conséquent, le graphène est à l’origine d’une nouvelle chez les équipementiers sportifs. Il permet de développer de nouveaux produits avec un véritable avantage concurrentiel. Mais les avantages du graphène ne se limitent pas à répondre aux besoins des équipementiers.

En raison de ses performances exceptionnelles, le graphène est utilisé par de nombreuses autres industries, telles que l’aéronautique et le spatial, pour améliorer leurs matériaux.

L’industrie du textile cherche également à développer davantage de produits tels que des vêtements de sport ou des sous-vêtements aux propriétés améliorées. Actuellement, ce secteur investit de plus en plus dans le graphène. Les fibres améliorées par le graphène ont une meilleure régulation thermique et de meilleures propriétés antistatiques et anti-encrassement.

Graph'Up Oxi in epoxy base
La gamme Graph’Up Oxi présente des propriétés anticorrosion et antifouling

Si vous voulez profiter pleinement des possibilités offertes par le graphène, choisissez la meilleure qualité !

Business Developer chez Carbon Waters depuis 2018, Charlotte Gallois affiche un profil atypique. Pour cette ingénieure en chimie, travailler dans une startup permet d’être partie prenante sur de nombreux projets. Rencontre.

Si vous deviez résumer votre parcours professionnel en quelques mots ?

Charlotte Gallois : Après mon diplôme d’ingénieur à l’Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Rennes, j’ai présenté une thèse sur les dispersions aqueuses d’alumine. Au cours de mon doctorat, j’ai eu l’occasion de mener un travail de recherches au sein de IFP Energies Nouvelles. Une première expérience qui m’a affranchie de la pure recherche académique.

Avant d’entrer pleinement dans le monde du travail, j’ai souhaité prendre un peu de recul et je suis partie 6 mois, sac à dos, en Asie. Plus précisément au Cambodge, à Chiro, un petit village au bord du Mékong.

Là-bas, à 10.000 km de ma vie et de ma culture, je me suis investie dans une association locale, qui portait un projet de recyclage des déchets plastique en briques de construction.

Cette expérience « en immersion », au plus près du quotidien des villageois, revêtait une forte dimension « écologique », « économique » et « innovation ». 3 piliers qui ont fondé par la suite ma recherche d’emploi.

Justement, pourquoi avoir fait le choix de rejoindre Carbon Waters ?

CG : Carbon Waters est une startup agile, souple et dynamique, investie dans des projets à portée innovante et durable.

Travailler au sein d’une équipe en « mode startup » permet d’interagir rapidement, d’être partie prenante sur de nombreux projets et de comprendre tous les rouages d’une entreprise. Ici, pas de fonctionnement en silo : l’organisation est transversale et le management participatif.

Quelles sont vos principales missions ?

CG : Ma mission principale est de développer le portefeuille projets, de la découverte des besoins à la concrétisation contractuelle. Aujourd’hui, nous comptons une soixantaine de projets en cours et à venir, dans des domaines aussi variés que la chimie, l’aéronautique, l’aérospatial, le maritime, les formulateurs de peintures… J’apprécie cet éclectisme, car chaque secteur a ses propres problématiques, et il est important de bien cerner leurs enjeux et leurs attentes.

A côté de cette double expertise scientifique et commerciale, je participe également à la préparation de nombreux salons et événements pour présenter nos dernières avancées technologiques.

Des projets pour 2021 ?

CG : La fin d’année 2020 s’annonce prometteuse avec notamment notre première participation au Salon Euronaval, du 20 au 23 octobre, à Paris Le Bourget.

Et, dès 2021, nous lançons notre premier produit destiné aux formulateurs de peinture. Un Masterbatch anticorrosion, à base de résine et de graphène, très simple d’utilisation, et compatibles avec les agents anti-corrosion classiques. Ce produit est le premier aboutissement du bureau d’études Carbon Waters et d’autres sont à venir.

De bonnes nouvelles !

« Terriblement enthousiaste !». C’est en ces termes que Richard Branson, le très médiatique dirigeant de Virgin Galactic a exprimé sa réaction sur le potentiel du graphène dans les domaines aéronautique et spatial. L’industrie aéronautique, face aux impératifs environnementaux, recherche très activement de nouveaux moyens d’alléger les structures tout en augmentant leur résistance.

Le secteur spatial, quant à lui, doit assurer le bon fonctionnement des composants et des structures dans des conditions extrêmes d’utilisation. Le graphène, matériau extrêmement léger, conducteur électrique et thermique est une des pistes les plus prometteuses quant à ces enjeux.

Cet enthousiasme de Richard Branson illustre aussi le sentiment qui prévaut chez Carbon Waters, notamment avec les deux excellentes nouvelles qui ont égayé notre mois de mars.

Intégration de l’aéronautique et du spatial

La première bonne nouvelle est l’intégration de Carbon Waters au programme d’accompagnement de l’ESA BIC (European Space Agency Business Incubation Centre).

La seconde bonne nouvelle pour Carbon Waters est d’avoir retenu l’attention du comité de sélection de Starburst, incubateur international entièrement dédié aux startups du secteur aéronautique et spatial.

Les pitchs organisés par l’incubateur sont une occasion unique de présenter le potentiel de ses produits devant un public de 150 personnes composé d’industriels, d’investisseurs mais aussi d’institutionnels, tous spécialisés dans les domaines aéronautique, spatial et défense.

Essai transformé puisque Carbon Waters a été classée dans le Top 3 des entreprises ayant retenu l’attention du public, notamment pour initier de nouvelles collaborations. De plus, Starburst et Carbon Waters sont en discussion sur la mise en place d’un accompagnement plus poussé, comprenant de nouvelles mises en relation avec des industriels et des investisseurs.

Suite à l’intégration de Carbon Waters au pôle de compétitivité Aerospace Valley, ces évènements marquent une nouvelle étape dans le développement des activités de Carbon Waters dans les domaines aéronautique et spatial.

Le meilleur matériau pour l’aéronautique et le spatial

Globalement, le carburant est l’un des principaux coûts d’exploitation d’un avion. Plus précisément, il représente 21 % des coûts d’exploitation.

Les estimations démontrent que grâce à sa légèreté, le graphène réduit le poids des revêtements de 30 %. Par conséquent, l’émission de CO2 est réduite de 113 tonnes et le coût de plusieurs millions d’euros pour une compagnie aérienne de taille moyenne.

Grâce à ses nombreux avantages, le graphène offre à l’industrie aéronautique la possibilité de s’attaquer simultanément aux problèmes financiers et environnementaux.

Carbon Waters est fière d’avoir été sélectionnée pour promouvoir ses technologies innovantes dans l’espace SEAnnovation du salon Euronaval du 20 au 23 octobre 2020 pour cette édition 100% en ligne.

Depuis plus de 50 ans, Euronaval est le grand rendez-vous mondial de l’innovation et des technologies navales du futur, lieu de rencontre privilégié entre les industriels internationaux et les donneurs d’ordre de l’industrie navale des cinq continents.

Tourné vers l’avenir, le salon s’attache aussi à valoriser les start-up, qui incarnent l’innovation et l’agilité du secteur, dans l’espace SEAnnovation créé en partenariat avec Starburst et le Groupement des Industries de Construction et Activités Navales (GICAN). Cette vitrine technologique est également soutenue par Naval Group.

Les innombrables applications reconnues du graphène, en particulier en anticorrosion, sont désormais rendues possibles à l’échelle industrielle grâce à la forme innovante développée par Carbon Waters. Son avant-garde est à nouveau récompensée par cette promotion à SEAnnovation.

« Ce fut une belle opportunité pour présenter nos innovations aux principaux décideurs et industriels du monde entier ! » s’enthousiasme Charlotte Gallois. Le graphène présente des performances uniques en termes d’anticorrosion, d’antifouling et d’amélioration des propriétés thermiques et de résistance mécanique. Les bénéfices pour l’industrie navale sont infinis et Carbon Waters anticipe une forte croissance de son activité dans ce secteur stratégique. »

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