Rendez-vous mondial des leaders de l’industrie Plastiques et Caoutchouc, le salon K s’est tenu à Düsseldorf (Allemagne) du 19 au 26 octobre 2022. Présente sur l’événement du 19 au 21 octobre, Carbon Waters a dévoilé les différents champs applicatifs de son graphène.

Avec plus de 3 000 exposants à chaque édition, le Salon K est le rendez-vous incontournable des acteurs de l’innovation de la filière Plastiques et Caoutchouc. Présent sur cet événement sur un stand partagé dans le Hall 5 dédié aux matériaux, Carbon Waters a profité de ce salon international pour rencontrer les grands acteurs du secteur et leur présenter les multiples applications industrielles de son graphène.

« Il est aujourd’hui avéré que l’ajout de graphène permet d’améliorer la tenue mécanique des polymères en conditions extrêmes de température, tout en optimisant leur conductivité thermique et électrique, souligne Charlotte Gallois, Responsable développement études. Le graphène offre également des propriétés barrières intéressantes pour le stockage du gaz et de l’hydrogène. Enfin, nous travaillons actuellement sur les propriétés anti-UV, avec des projets prometteurs, en cours de développement. »

Soutenir l’innovation

Aux côtés des industriels de la filière Plastiques, Carbon Waters soutient ainsi l’innovation en les accompagnant dans le développement de produits innovants et durables, de la preuve de concept (POC) à l’industrialisation. Les additifs à base de graphène de Carbon Waters ont pour avantage de ne pas modifier significativement la viscosité et la chimie des matériaux, s’adaptant ainsi aux procédés de fabrication tout en apportant de nouvelles propriétés, telles que citées plus haut.

Découvrir les applications

Pour la seconde année, Carbon Waters a organisé l’évènement INFINIMAT le 29 septembre 2022 à Paris.
A cette occasion, les entreprises Safran et Unikalo ont témoigné de leur collaboration fructueuse avec Carbon Waters. L’organisme France Industrie est également intervenu dans le cadre de son accompagnement auprès de startups industrielles.
Retour sur cet évènement.

Qu’est-ce qu’INFINIMAT ?

Initié en 2021 par Carbon Waters, INFINIMAT consiste en une demi-journée d’échanges autour du graphène et de ses possibilités industrielles. L’évènement rassemble à chaque édition des entreprises de toutes tailles désireuses de connaître les avantages que peut apporter le graphène à leurs produits, des partenaires de Carbon Waters, mais aussi des organismes ou encore des académiques intéressés par ce matériau aux propriétés incroyables.

Des collaborations réussies autour du graphène dans des domaines variés

Lors de l’édition 2022, les participants ont pu assister à plusieurs conférences données par des industriels ayant fait confiance à Carbon Waters pour optimiser les performances de leurs matériaux grâce au graphène.

Elise Grandfils, Responsable de projet innovation chez Unikalo, a témoigné de sa collaboration avec les équipes R&D de Carbon Waters. Le projet portait sur le développement d’une peinture anticorrosion en phase aqueuse de haute performance et plus respectueuse de l’environnement que les peintures traditionnelles du marché.

Du côté de Safran, Pierrick Brenot, Open Innovation Manager de Safran Corporate Venture, a abordé les grands enjeux rencontrés par le secteur aéronautique au sens large et comment Carbon Waters peut, à travers sa gamme d’additifs, y répondre. Davi Silva de Vasconsellos, Pilote de projet Safran Nacelles, est quant à lui revenu sur le projet « Peinture fonctionnelle enrichie en graphène », destiné à améliorer les performances des revêtements des nacelles et notamment leur conductivité thermique grâce à un coating enrichi en graphène.

Enfin, Jean-Philippe Thierry, Directeur innovation et industrie du futur chez France Industrie, a profité de l’évènement pour présenter Tech Factory, un accompagnateur de startups industrielles dont fait partie Carbon Waters.

Quels projets d’avenir pour Carbon Waters ?

INFINIMAT 2022 a également été l’occasion pour Carbon Waters de présenter sa stratégie industrielle et commerciale pour les années à venir, à ses clients et partenaires présents.

Nicolas Castet, COO de Carbon Waters, a annoncé le programme : lancement d’une gamme d’additifs de performance Graph’Up, afin de répondre aux besoins des industriels dans différents secteurs, construction d’une première usine (pilote) de production pour augmenter les capacités et développement de l’industrialisation…

De beaux projets en perspective !

Forte de cette édition qui a rassemblé près d’une trentaine de personnes, Carbon Waters vous donne rendez-vous en 2023 pour la prochaine édition !

A 30 ans, Joyakim Davis vient d’intégrer le département Achats et Logistique de Carbon Waters. Mauricien d’origine et Français de cœur, ce diplômé Bac+6, actuellement en alternance à ISLI (Institut Supérieur de la Logistique Industrielle), milite pour une Supply Chain résiliente et un sourcing biosourcé. Portrait.

Vous êtes originaire de l’île Maurice : pourquoi avoir choisi de faire carrière en France ?

Joyakim Davis : J’ai passé toute mon enfance à Grand-Gaube, un petit village entre plages et cannes à sucre, non loin de Port-Louis. Mon Bac en poche, j’ai acheté un aller simple pour la France, car je souhaitais embrasser une carrière dans l’industrie. En 2012, j’ai débarqué à Saint-Quentin en Picardie sans connaître personne. Heureusement, j’avais loué un petit logement, et mon bailleur m’a pris sous son aile. J’ai démarré mon cursus dans le Génie Chimique et Procédés, puis j’ai intégré une école d’ingénieurs à Pau, avant de présenter un Master en Environnement en 2017.

En 2018, vous effectuez une alternance chez Daher Aerospace à Tarbes…

JD : Cette alternance m’a vraiment mis le pied à l’étrier et permis de développer une approche plus business et technologique du métier. Par la suite, j’ai intégré le Service Supply Chain d’Airbus Atlantique en tant que prestataire, une expérience de 18 mois très formatrice et responsabilisante d’un point de vue métier. Cependant dans ce type de structure, les strates administratives et décisionnelles ralentissent l’émergence d’idées innovantes et de créativité.

C’est alors que vous découvrez Carbon Waters…

JD : Oui, et j’ai tout de suite adhéré à l’ADN de cette startup. Dès le premier entretien, nous avons évoqué avec Alban la nécessité de structurer et sécuriser la supply chain pour ne subir aucune pénurie de matières premières. L’idée de coconstruire ce département était un vrai challenge. L’avantage par rapport à une grosse entreprise ? La rapidité dans la prise de décision ! Chez Carbon Waters, la communication est fluide, et toutes les idées sont les bienvenues. Il y a une culture de la créativité et de la spontanéité. On y gagne en agilité.

Quelles sont vos différentes missions ?

JD : Je travaille à la fois sur les parties Achats et Logistique. Actuellement, nous réfléchissons sur le déploiement d’un logiciel ERP qui gèrerait les flux de données et la traçabilité des matières premières et de nos produits finis. Notre volonté : s’approvisionner en local et privilégier les matières premières biosourcées produites en France ou en Europe.

Nous préférons développer des relations pérennes avec des fournisseurs français et européens, et monter avec eux des projets de co-développement. Ce projet d’ERP est une pièce maîtresse pour maîtriser les flux de matières entrants et sortants de l’entreprise, démultiplier les volumes et déployer une Supply Chain performante et résiliente.

D’autres projets en cours ?

JD : L’équipe Carbon Waters réfléchit également au recyclage de ses déchets. Lors de la fabrication du graphène, il reste toujours des co-produits non valorisés, car moins performants. Or, ces co-produits peuvent facilement être utilisés dans le domaine du sport ou de la construction pour renforcer les propriétés mécaniques d’un matériau. Nous envisageons de déployer une supply chain dédiée au recyclage de ces co-produits.

Et à titre personnel ?

JD : Je suis jeune papa, et j’aspire à trouver le juste équilibre entre ma vie privée et ma vie professionnelle. Entre mon alternance chez Carbon Waters, mes cours à l’ISLI et ma vie de famille, je jongle avec les emplois du temps. Heureusement, cet hiver lors d’une pause bien méritée, j’amène toute ma petite tribu en vacances à l’île Maurice.

Et si le graphène était une réponse aux enjeux de développement durable et de préservation des ressources ? C’est en tout cas la feuille de route de Carbon waters, qui mène une politique responsable en termes de production, logistique et valorisation des matières premières. Le point avec Alban Chesneau, CEO de Carbon Waters.

« De par ses activités, ses procédés et ses produits, le secteur de la chimie doit tendre vers de nouvelles pratiques, plus respectueuses de l’environnement, indique en préambule Alban Chesneau, CEO de Carbon Waters. Dès notre création, nous avons porté une attention particulière sur l’impact de nos procédés de fabrication, le transport ou la valorisation de nos déchets. » Objectif : réduire l’empreinte carbone et préserver les ressources. Et ça commence par les importations de matières premières nécessaires à produire notre graphène, principalement le graphite, tout droit venu des États-Unis. « La pandémie a montré combien il était important d’avoir une chaîne logistique plus locale et plus flexible, pour ne pas subir de ruptures ou de retard, rappelle Alban Chesneau. C’est pourquoi, nous portons notre regard aujourd’hui sur des matières premières européennes, principalement allemandes et françaises. »

Graphite synthétique et… méthane !

Dans ce même esprit durable, Carbon Waters réfléchit à utiliser du graphite synthétique, fabriqué sur demande, pour préserver les ressources naturelles. Outre ce graphite de synthèse, la startup s’intéresse à de nouvelles sources de matières carbonées, notamment à partir du gaz méthane. « Grâce à un procédé de pyrolyse, il est possible de convertir ce gaz en matière carbonée, explique Alban Chesneau. Mais il est encore trop tôt pour savoir si ce type de carbone est réellement intéressant en termes de développement durable, au vu des fortes températures requises pour transformer le gaz en matière carbonée. » C’est là tout l’enjeu des années à venir : devenir plus technologique, mais moins énergivore.

Solvants organiques

Côté fabrication, la startup en appelle également à de nouvelles pratiques, en utilisant désormais des solvants organiques biosourcés en lieu et place des solvants toxiques, principalement du THF. « En 2020, nous avons réalisé une première évaluation de l’impact carbone de notre procédé industriel, afin d’identifier nos points forts et nos axes de progrès, souligne Alban Chesneau. Parmi les pistes de réflexion : l’utilisation de la ressource eau, le recyclage du solvant, ou la valorisation des produits secondaires. »

Une chose est certaine : le graphène de Carbon Waters coche toutes les cases pour tendre vers une industrie plus durable, résiliente et efficiente.

C’est un début d’année très chargé pour Carbon Waters qui a participé à de nombreux salons professionnels. A la clé de belles opportunités d’affaires et d’échanges, autour de rendez-vous qualifiés. Paris Space Week, Techinnov, Eurocoat, Jec… L’année 2022 a débuté sur les chapeaux de roues pour Carbon Waters, avec une présence remarquée sur de nombreux salons professionnels.

Eurocoat Expo

La startup s’est illustrée sur le salon Eurocoat Expo, qui s’est déroulé du 29 au 31 mars 2022 à Paris. Ce rendez-vous phare a rassemblé la communauté des peintures, colles et adhésifs autour des dernières tendances et innovations, dont le graphène.

Cet événement a permis de mettre en lumière toutes les qualités polyfonctionnelles du graphène : propriété anticorrosion, protecteur de surface, résistance à l’abrasion, agent conservateur…. Contrairement aux colles en polymères qui ne sont pas conductrices, notre additif en graphène présente des propriétés de conductivité thermique très intéressantes pour l’industrie spatiale. Grâce au graphène, il sera possible d’adhésiver deux assemblages, tout en assurant la continuité thermique.

« Outre les rendez-vous qualifiés et les rencontres d’affaires, nous avons eu l’opportunité de présenter les propriétés du graphène en tant qu’additif dans les revêtements protecteurs, explique Charlotte Gallois, Business Developer. Les industriels ont montré leur intérêt pour nos solutions Graph’Up, en posant de nombreuses questions sur ses performances anticorrosion mais aussi pour des applications en conductivité thermique et électrique. »

Paris Space Week

Autre salon d’envergure pour Carbon Waters, la Paris Space Week, les 14 et 15 mars 2022. Durant deux jours, cet événement B2B a rassemblé les principaux acteurs des industries spatiales et aérospatiales.

« Nous avons participé à une dizaine de rendez-vous B2B pré-qualifiés et avons profité de l’occasion pour nouer de nouveaux contacts, renforcer les liens avec nos clients et réaffirmer les besoins du secteur. » Parmi les attentes et les questionnements des industriels, une alternative économique aux colles thermiques ou encore l’allongement de la durée de vie des matériaux composites et leur résistance en termes de température.

Techinnov

Des sujets également explorés lors de Techinnov, qui a réuni 2 000 participants, dont 600 startups venues présenter leurs solutions aux acteurs du luxe, des batteries, du naval ou du ferroviaire. « De telles rencontres sont toujours enrichissantes, car elles nous permettent de rencontrer aussi bien des grands comptes que des ETI et PME et de développer notre réseau » explique Charlotte Gallois.

La startup a également profité de cette belle dynamique pour participer pour la première fois au FIP sur l’espace IMD (France Innovation Plasturgie – Innovative Materials Days), avec un stand dédié qui présentait les propriétés du graphène aux industriels du secteur.

JEC World

Dernier salon incontournable, le JEC World, qui s’est tenu du 3 au 5 mai 2022 à Villepinte. « Ce salon mondial dédié aux matériaux composites a rassemblé plus de 40 000 visiteurs, venus de 115 pays différents, rappelle Charlotte Gallois. C’est la troisième fois que nous participons à cet événement et nous avons eu l’opportunité de faire partie des 19 entreprises représentées sur le stand de la Nouvelle Aquitaine. »

Carbon Waters a pu promouvoir les avancées du graphène dans le secteur des composites, notamment sa grande résistance mécanique et sa légèreté. Nous en avons également profité pour présenter d’autres propriétés du graphène, telle sa grande conductivité thermique. Face à la raréfaction des ressources et aux enjeux géopolitiques liés à l’approvisionnement en cuivre et argent, le graphène pourrait apporter une réponse clé, en devenant un agent conducteur de premier ordre.

Une belle visibilité qui s’est concrétisée par de nombreux rendez-vous qualifiés et une demande croissante d’information sur des époxy enrichis en graphène, pour les secteurs de l’aéronautique, l’automobile, la construction et l’énergie.

Alors qu’elle se destinait à embrasser une carrière dans l’enseignement supérieur, Lucie Chupin a radicalement changé de cap, en intégrant Carbon Waters en avril 2021. Une reconversion que la jeune Ingénieure R&D Applications ne regrette pour rien au monde. Entre broderie, plongée sous-marine et graphène, Lucie Chupin nous livre sa vision « startup » de la vie.

Avant d’entrer chez Carbon Waters, vous sembliez plutôt vous destiner à l’enseignement…

Lucie Chupin : Tout à fait. Après des études scientifiques, je suis devenue chercheuse en chimie des polymères, et j’ai passé mon doctorat en 2014, portant sur l’élaboration d’une colle pour les panneaux en bois. Tout naturellement, j’ai continué dans l’académique, en tant que post-doctorante, puis comme enseignante-chercheuse sur les composites biosourcés à Sophia Antipolis. L’enseignement m’a toujours animée, j’aime transmettre, échanger et partager mes connaissances. Après un bref passage comme enseignante à Dijon, j’ai intégré l’université du Havre, où j’enseignais la formulation chimique des polymères dans les domaines cosmétiques.

Puis c’est un changement de cap radical qui s’opère en 2019…
LC :
Effectivement, j’ai décidé de faire le grand saut dans l’inconnu : j’ai quitté l’académique pour rejoindre le monde de l’industrie. Direction : le Royaume Uni, chez Solvay, pour travailler sur des formulations de résines pour les composites automobiles. Le Brexit et la pandémie ont eu raison de mon enthousiasme. Cette période complexe et incertaine a opéré une remise en question profonde. J’avais envie de rester dans l’industrie, mais aussi de rentrer en France…

Pourquoi avoir choisi d’intégrer Carbon Waters ?

LC : Carbon Waters correspond parfaitement à mon cœur de métier, puisque la startup travaille notamment sur les colles et les polymères. J’ai démarré en avril 2021 en tant qu’Ingénieure R&D Applications. Mes missions ? Trouver des applications dans le domaine des polymères et des thermodurcissables, souvent soumis à de fortes températures, notamment dans l’industrie automobile et l’aérospatial. Intégrer le graphène sous sa forme dispersée demande une expertise particulière. Mon rôle est de m’assurer de sa stabilité dans la matrice, tout en améliorant les propriétés mécaniques, la conductivité thermique et électrique, les qualités anticorrosion ou barrière d’un matériau… C’est un énorme travail en laboratoire, puisque l’on est amené à tester différentes formulations. Nous effectuons également un gros travail de veille et de recherches sur les matériaux.

Qu’est-ce qui vous plaît dans votre métier ?

LC : J’aime le travail en équipe et le dynamisme ambiant. Quand on travaille dans une startup, on démarre de zéro, avec une formidable envie de réussir. Cela ouvre le champ des possibles ! Être en charge de mes propres projets de recherche est également très challengeant. C’est un bel équilibre entre la recherche et le monde de l’industrie.

En parlant d’équilibre, où trouvez-vous justement votre équilibre dans la vie personnelle ?

LC : J’aime beaucoup la broderie et la couture, qui demandent minutie et concentration. Deux qualités requises pour travailler dans la recherche ! Sinon, j’adore la plongée. Dans ce monde de silence, je lâche prise et ne pense à rien. C’est un drôle de sentiment, empreint de liberté, de beauté et de communion avec les éléments. Je me souviens de ces plongées extraordinaires en Australie, le long de la barrière de Corail à la rencontre de tortues marines, de raies mantas et de requins. Juste magique !

Outre ses propriétés anticorrosion et sa conductivité thermique, le graphène présente une grande résistance à la rupture. Partant de ce postulat, Carbon Waters développe actuellement un additif à base de graphène liquide, pour renforcer les propriétés mécaniques de certains matériaux et composites. Un atout majeur pour les industries de pointe comme l’aéronautique et le spatial.

200 fois plus résistant que l’acier, un million de fois plus fin qu’un cheveu, plus dur que le diamant, plus conducteur que le cuivre… Le graphène ne cesse de nous étonner par ses incroyables propriétés. Composé d’une seule épaisseur d’atomes de carbone, ce super-nanomatériau affiche d’incroyables qualités anticorrosion ainsi qu’une grande résistance mécanique. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’au sein de ce feuillet de carbone, les atomes sont séparés par d’infimes liaisons, de l’ordre de 0,335 nm. Résultat : cette caractéristique lui confère une remarquable résistance mécanique : 1 mm2 de graphène peut supporter une pression pouvant atteindre les 2 tonnes. De quoi séduire les industriels en quête de matériaux toujours plus performants et robustes.

Augmenter la résistance mécanique des composites

« Soumis à une forte pression ou à des contraintes physiques intenses, les polymères, même hautement performants, ont la fâcheuse tendance à se tordre, se déformer voire à se rompre. Ils ont ainsi une durée de vie limitée, » explique Alban Chesneau, CEO de Carbon Waters. La startup s’est donc penchée sur le sujet pour augmenter la résistance mécanique des matériaux, grâce à un additif à base de graphène. « Actuellement, nous sommes les seuls à produire du graphène prédispersé, prêt à l’emploi en tant qu’additif de performance. Aujourd’hui, nous avons mis en évidence que même à très faible concentration (0,02%)  la résistance mécanique de polymère augmentait de plusieurs dizaines de %. » Les composites utilisés dans le sport, l’éolien, le spatial, l’aéronautique ou les futurs systèmes de stockage de l’hydrogène pourraient bientôt gagner en robustesse, s’ils étaient « dopés » au graphène.

« L’un des champs d’application sur lequel nous travaillons activement concerne l’aéronautique, reprend Alban Chesneau. Notre additif en graphène pourrait renforcer certaines pièces composites et ainsi alléger la structure de l’avion. » A la clé, des économies substantielles de carburant et des perspectives majeures pour les futurs avions électriques.

Thermoplastiques biosourcés

Pour l’heure, le projet est lancé, les prototypes en cours de validation, et Carbon Waters a déjà réalisé un premier Masterbatch et fabriqué quelques pièces en « graphène + polymère » pour des mises en œuvre dans les composites. « Notre première gamme sera pleinement validée d’ici un an, conclut Alban Chesneau. Dans un souci de développement durable et de préservation des ressources, nous allons aussi travailler activement sur le renforcement mécanique des matériaux biosourcés, tels que des thermoplastiques mais aussi la cellulose et la lignine. L’enjeu est ici, à plus long terme, d’accélérer le recours à ces matières qui ont rarement les performances de leurs équivalents pétrosourcés »

Le 30 septembre 2021, à Paris Xe, Carbon Waters a organisé le tout premier évènement INFINIMAT, une demi-journée d’échanges consacrée au graphène et à ses propriétés exceptionnelles. Cette première édition a rassemblé une trentaine de clients et prospects, autour de trois temps forts dédiés aux innovations industrielles autour du graphène avant de se conclure par un déjeuner convivial.

Retour sur cet évènement marquant.

Le graphène comme réponse à de nombreux enjeux industriels

Alban CHESNEAU, CEO de Carbon Waters, a ouvert cette journée en expliquant tous les avantages qu’apporte le graphène. Il est notamment revenu sur ses grandes propriétés mais aussi sur les principaux procédés de production existants. Cette conférence a aussi permis de mettre en lumière les attentes des industriels pour ce matériau, principalement au niveau de la qualité attendue et de la facilité d’incorporation dans leurs produits.

Normalisation : une préoccupation majeure

La seconde conférence a été animée par Georges Favre, Directeur de l’Institut LNE Nanotech. Celui-ci a apporté un éclairage sur la réglementation des nanomatériaux et les travaux en cours en termes de caractérisation du graphène au niveau mondial. En effet, en septembre 2021 lors d’INFINIMAT, le graphène ne possèdait pas de norme applicable, rendant l’évaluation de la qualité des graphènes difficile. Les travaux sur ce sujet prennent en compte divers paramètres afin d’établir des normes communes.

Charlotte Gallois, Business Developer Carbon Waters, explique : « C’est un sujet de préoccupation majeure. Les industriels ont besoin d’y voir plus clair, au vu des nombreuses typologies et qualités de graphène. A ce titre, Carbon Waters est très investie dans cette démarche de normalisation. »

Cas concrets d’application du graphène en industrie

Pour conclure cette première édition, Charlotte Gallois a présenté les possibilités industrielles du graphène en exposant des cas concrets d’application. Les différents exemples concernaient les coatings protecteurs enrichis en graphène, les besoins en termes de management thermique (conductivité et résistance à la chaleur) et enfin le cas des polymères et composites dopés en graphène, plus légers et dotés d’une meilleure résistance thermique.

Les équipes de Carbon Waters remercient tous les participants à cette première édition d’INFINIMAT, et vous donnent d’ores et déjà rendez-vous pour l’édition suivante qui aura lieu en septembre 2022 !

Flashback mars 2020. La pandémie mondiale frappe la planète obligeant de nombreux pays à se confiner. Cette période est néanmoins un moment propice pour réfléchir à de nouvelles innovations permettant d’accroître la sécurité sanitaire des populations à court, mais aussi à long terme. Ainsi, de nombreux laboratoires, entreprises et territoires ont lancé des programmes et des investissements sans précédent sur le sujet. Et si le graphène était LA réponse ?

Le graphène pour limiter la propagation des virus

C’est, en tout cas, la piste de recherche menée par l’équipe R&D de Carbon Waters, qui entend mettre à profit les propriétés du graphène dans le domaine sanitaire. Ce nanomatériau serait en effet un excellent agent antimicrobien.

De nombreuses initiatives visant l’utilisation du graphène notamment comme matériau dans les masques chirurgicaux ont vu le jour en un temps record. Certains acteurs publics, à l’instar de la ville de Nancy, ont distribués à la population, dès le mois de mai, des masques estampillés « graphène » développé par l’entreprise BioSerenity et fabriqués en Chine.

Un effet électrostatique et virucide

Loin des effets d’annonces et sous l’impulsion de Bertrand Laine, dirigeant de la startup 3DiTex spécialisée dans les textiles innovants et les composites, Carbon Waters a imaginé un revêtement à base de polymère ou de résine, enrichi en graphène. « Nous préparons la partie liquide et 3DiTex se charge de la préparation des surfaces. », explique Alban Chesneau, CEO de Carbon Waters.  L’avantage de cette innovation de rupture ? Ce revêtement est compatible avec tous types de surfaces et présente des performances très intéressantes d’un point de vue sanitaire.

L’une, électrostatique, vise à capturer les micro-organismes chargés à la surface du revêtement. L’autre est une activité anti-encrassement liée à la présence de graphène, mais aussi d’autres nanomatériaux tels que le cuivre. Son principal mode d’action est relatif au stress oxydatif engendré par le graphène qui agit sur l’activité des protéines des bactéries et des virus, stoppant ainsi leur prolifération. Sous l’action combinée du cuivre et du dioxyde de titane, les bactéries et virus sont alors totalement détruits.

L’enjeu est de taille : réduire substantiellement la propagation des contaminations (quelle que soit la nature des micro-organismes) dans les transports, les lieux publics et les espaces clos où se côtoient de nombreuses personnes. 

Un projet soutenu par la Région Nouvelle-Aquitaine

Au vu de ce nouveau potentiel de développement, Carbon Waters a répondu à un appel à manifestation d’intérêt (AMI) de la région Nouvelle-Aquitaine, en mai 2020, avec d’autres acteurs.

Dans un premier temps, Aquitaine Microbiologie va concevoir et réaliser les tests afin de mesurer les effets des nanomatériaux sur la croissance des micro-organismes. En parallèle, le CNRS ainsi qu’une plateforme universitaire vont réaliser certaines caractérisations sur les nanomatériaux.

Héloïse Delpouve, ingénieure R&D chez Carbon Waters, a déjà initié les premiers tests préalables au développement de ce revêtement. Objectif : travailler sur différentes formulations afin de réduire substantiellement les contaminations virales ou bactériennes. Le prototype, attendu par plusieurs industriels spécialisés dans les matériaux pour les transports, doit être finalisé au printemps 2021 et sera alors exposé dans plusieurs salons tels que le JEC, salon mondial des composites.

Un effet conservateur intéressant au-delà de l’aspect sanitaire

« Après une première phase de développement relativement complexe, nos résultats sont des plus prometteurs et montrent une nette diminution de la prolifération bactérienne sur les films traités, note Alban Chesneau. Ces propriétés sont également très intéressantes pour le secteur du bâtiment. L’enjeu est désormais de formuler un additif pour les acryliques, principalement utilisés dans la peinture décorative et le BTP. »

Cette formulation vise à répondre à un double enjeu : d’une part, limiter la propagation des virus dans un but sanitaire, et d’autre part renforcer les qualités de conservation et la durée de vie des peintures. 

Des peintures antimicrobiennes à base de graphène

« Il existe déjà des agents biocides dans les peintures, mais leurs formulations demeurent toxiques et ces produits sont sur liste de surveillance. L’utilisation de nos dispersions de graphène va ainsi permettre de fortement réduire l’incidence sur la nature et l’organisme humain. Cela permettra ainsi de fabriquer des peintures plus respectueuses de la santé humaine », souligne Alban Chesneau.

Six à 12 mois de travail sont encore nécessaires avant de tester les peintures en conditions réelles. « Dans un premier temps, nous entendons nous positionner sur les secteurs du bâtiment, l’industrie légère et les transports en commun, où se côtoient de nombreuses personnes. Aujourd’hui, nous collaborons avec des industriels et des acteurs de la chimie, et nous nous appuyons également sur l’expertise d’entreprises régionales spécialisées dans la microbiologie. »

Côté planning, il faudra attendre 2022 pour lancer la qualification de cet additif de performance pour la conservation des peintures auprès de plusieurs industriels qui ont d’ores et déjà manifestés leur intérêt. Carbon Waters pourra néanmoins déjà présenter ce nouveau développement lors du salon digital VIV HEALTHTECH qui aura lieu les 9 et 10 novembre prochains.

Après des premiers essais prometteurs, une première version de colle thermique à base de graphène devrait voir le jour en 2024. Retour sur cette prouesse qui « colle » aux attentes du marché.

À première vue, elle ressemble à une colle comme toutes les autres. Enfin presque. Enrichie en graphène, la colle que développe Carbon Waters va présenter une multitude de propriétés sans altérer en rien ses performances adhésives. Avec une meilleure imperméabilité à l’eau, elle répond aux problèmes récurrents d’oxydation des composants micro-électroniques. Autre atout : sa bonne conductivité thermique optimise la dissipation de la chaleur et limite les points chauds.

Surchauffe électronique

« Aujourd’hui, nos smartphones sont de vrais bijoux technologique, bourrés de composants de plus en plus miniaturisés et puissants, explique Alban Chesneau, CEO de Carbon Waters. Cette densification électronique dans un espace réduit pose des problèmes de surchauffe de batterie et de risques d’inflammabilité ». Avec cette nouvelle colle, Carbon Waters challenge l’industrie en proposant une solution innovante pour les secteurs de la micro-électronique, l’aéronautique, le spatial ou la Défense.

Un prototype en cours

Actuellement en phase de développement, les premiers essais ont démontré des résultats probants, avec une amélioration de la diffusion thermique de + 25% et une amélioration de l’étanchéité de + 12%. Un vrai plus pour tous les systèmes électroniques soumis à des environnements humides ou tropicaux.

Un prototype est en cours de fabrication, et le produit devrait être commercialisé à l’horizon 2024.

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